La première qualité de la masse ?

mai 25, 2008

 

La télé, les journaux, les radios nous servent cette sauce de ceux qui souffrent tout le temps. Ceux qui ne gagnent pas assez pour terminer leurs fins de mois, ceux qui sont victimes de leurs existences comme les retraités par exemple, qui découvrent le montant de leurs pensions le jour de leurs départs. Comme s’ils ne s’étaient préoccupés du lendemain, qu’ils s’en étaient remis au pouvoir politique. Comme si une image d’Épinal s’était figée dans leurs esprits : un tournant décisif de leurs vies avec une médaille qui reconnaît leurs mérites… Comme à la guerre. Ceux qui sont finalement spectateurs et non acteurs de leurs vies professionnelles. La classe politique qui interprète cette douleur souligne la conscience et béatifie l’action dans la reconnaissance des pairs. C’est la traduction simultanée, magnifique, de la bonne conscience qui consiste à agir pour tous. L’action est pourtant dominée par le mode de scrutin, ceux qui n’adhère pas au groupe et renvoi les bulletins blancs au fin fond des abysses de la démocratie, on verra plus tard. On dira sous la table qu’il est impensable de ne pas s’être intéressé plus tôt à sa pension de retraite, on dira qu’il faut la solidarité nationale pour contribuer à cette génération malheureusement inconsciente de sa condition, on sortira une langue de bois en or dans les interviews des journaux les plus élitistes (avec un journaliste témoin qui n’en pense pas moins.
On réfute l’idée de communauté au profit de la société. Pourtant on oppose deux écoles de pensée, de moins en moins idéologique, plus rien de philosophique : l’une à droite, l’autre à gauche. Cette parité manichéenne exaspérante n’équilibre pas la société puisqu’elle l’oppose dans son mode d’approche renforcée par la cinquième république. Ou l’on défend l’homme, ou l’on défend le capital. Les cassandres vous affirmeront que la démocratie dans son combat impitoyable accouche d’une loi égalitaire, fruit d’un équilibre vrai. Pourtant, pas de social sans richesses, pas de primes sans efforts, pas de gains sans mise de départ. La mise de départ, dans notre pays, est liée à l’éducation. Et l’on peut dire que dans notre pays moderne, on peut apprendre quand les profs ne font pas grève. On peut suffisamment s’intellectualiser pour pousser quelques portes et rajouter quelque euros sur sa fiche de salaire, tant qu’on ne descend pas dans la rue manipulé par des syndicats en manque de légitimité. La facilité consiste à bloquer ce mode opératoire pour réclamer et gronder sans étayer son dossier. Comment donner du crédit à son propos quand on pas vécu si peu de temps. Le décalage entre les réalités et les vérités si éloignées ravivent des tensions inopérantes, c’est alors un décrochage qui s’affiche dans les rues. La loi de la jungle en bref… Celle que l’on décrit et que l’on condamne si souvent, se symbolise finalement assez souvent (i.e. le contenu des médias) Les coups ne sont pas loin, avec les camions de CRS et le fantasme de mai 68 tellement envié. Le dialogue s’interrompt pour quelques coups : place à la loi du plus fort. C’est une faillite à mon sens. Une entreprise comme TF1 et la qualité intrinsèque de ces émissions, de son fil éditorialiste et de ses parts de marché illustrent mon propos en indiquant qu’en 2008, la masse aime s’endormir devant des programmes abrutissants qui ne relèvent aucunement le niveau et interroge l’homme dans ses retranchements. Elle endort sans efforts de l’esprit, la masse dans ses bras consuméristes et associés. Les syndicats pourraient négocier pour que les salariés puissent évolués dans leurs intellectuels, disposer d’un vrai plan de formation de carrière, un accompagnement vers plus d’autonomie et de responsabilités, un renforcement de la part de richesse intérieur pour exploiter un horizon plus large, plus ouvert. A moins qu’en devenant plus mâture, les syndicats se soient rendus compte qu’ils ne peuvent contrôler et manipuler leurs bases avec facilité. Mais un parti politique, comme un syndicat, comme une association a besoin de moyen qui se traduit par un nombre de zéro sur le compte en banque. On en revient à l’argent, même dans le plus communiste des bastions. Et tous ces salariés qui se rassemblent derrière une idéologie gastronomiquement proche d’un boite de ravioli opposé aux riches qui les exploitent tellement. C’est vrai que tous les riches sont des voleurs, des escrocs, des exploitants. Qu’un ouvrier devienne riche et il serait ? Il est évident que nous n’avons ni le choix, ni l’opportunité de nous en sortir autrement dans cette dictature sociétale que nous subissons tous les jours. Et si on abordait autrement les problèmes ?Heureusement, une bière, une cigarette et c’est oublié avec la zapette.

 

 

Justice pour tous.


Stress from JUSTICE

mai 25, 2008

Enorme.

Justice (XAVIER de ROSNAY & GASPARD AUGE), vu de l’extérieur, la croix du seigneur, des clips au format américain, une provocation simpliste dans le registre “actuel” du clip stress réalisé par ROMAIN-GAVRAS, blindé sur le buzz du cynisme et de l’abnégation, s’oriente désormais vers l’apologie du racisme, ne justifie que légèrement, quasi consensuel avec la critique. Des images recyclées, un message aphone, abscons, quasi inconscient pour les consommateurs qui déploient l’équation : L’ignorance entraîne la peur, la peur la bêtise, la bêtise la méchanceté.

Les auteurs vont diront : “ce n’est absolument pas ce que nous avons voulu dire”.

Ce qui est important, ce n’est pas ce que l’on dit, mais ce que l’autre comprend. Après tout, si on ne se justifie de rien, on laisse toutes les interprétations possibles. Laisser le clip dans sa diffusion jusque sur Myspace, sans message d’avertissement, ne pas recadrer la pseudo polémique, c’est témoigner d’une grande immaturité. Tout cela ne participera qu’à la purée insupportable de la musique poubelle. Brassens avait raison, cela n’a rien à voir avec l’âge…

Justice pour tous..